VICTORIA DANILKO CHELLY, UN PARCOURS ATYPIQUE POUR UNE FEMME COURAGE

Comment vouloir voler de ses propres ailes après avoir connu le confort du fonctionnariat. C’est pourtant ce que Victoria Danilko Chelly a réussi à réaliser. Elle constitue, à coup sûr, un de ces cas rares en matière d’initiative privée. Un de ces enseignants qui a préféré l’entrepreneuriat au confort du salariat. De surcroît, dans la […]

VICTORIA DANILKO CHELLY, UN PARCOURS ATYPIQUE POUR UNE FEMME COURAGE

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Comment vouloir voler de ses propres ailes après avoir connu le confort du fonctionnariat. C’est pourtant ce que Victoria Danilko Chelly a réussi à réaliser.
Elle constitue, à coup sûr, un de ces cas rares en matière d’initiative privée. Un de ces enseignants qui a préféré l’entrepreneuriat au confort du salariat. De surcroît, dans la fonction publique.
Victoria Danilko Chelly, aujourd’hui chef d’entreprise dans l’agroalimentaire à Béja, a commencé par être formatrice. Ingénieur en génie textile, spécialisée en filature, elle a enseigné à l’Institut Supérieur des Etudes Techniques (ISET) à Ksar Hellal, de 1995 à 2015. Mais très vite, elle souhaita revenir à ses premiers amours : l’entrepreneuriat. Elle décide alors de s’engager dans un projet qui lui tenait depuis longtemps à coeur : la gestion des déchets hospitaliers. Mais la banque refuse de l’accompagner dans ce projet pourtant combien utile et inscrit dans l’air d’un temps qui voudrait être un ami de la nature et de l’environnement. Motif du refus du banquier : trop cher. Elle ne lâche pas prise. Et décide de changer son fusil d’épaule. Pour cela, elle réfléchit à un autre projet doté de quatre grandes caractéristiques : agroalimentaire, fai¬sable, innovant et pas cher.

Très active, bouillonnante d’idées et de projets

Et lorsqu’on lui dit comment peut-elle s’engager sur une voie (l’agroalimentaire) à laquelle elle n’est pas bien préparée, elle répond que ce n’est pas sorcier : « je savais que je pouvais réussir parce que je suis une femme et que tout ce qui se rapporte à l’alimentation, je peux le réussir». Une gamme de produits naît de cette volonté d’aller de l’avant : sel de mer aromatisé aux herbes de Provence, sel de mer aromatisé au persil et céleri, sel de mer aromatisé aux tomates, basilic et sauge, sel de mer aromatisé au citron, sel de mer aromatisé au bigaradier (orange amer),…
Une production à laquelle, Victor Dalinko Chelly donne un nom : Flav’Or. Avec une volonté de diffuser ses produits dans les grandes surfaces et dans les magasins de produits d’artisanat et autres dans les zones touristiques du pays. Installée dans un local de 60 mètres carrés au vil¬lage Ksar Bardo de Béja, Victoria Dalinko Chelly a démarré son projet en février 2018. L’accompagnement du programme « Thniti by CONECT&QFF» a été consi¬dérable. « Thniti by CONECT&QFF», un programme mis en oeuvre conjointement par la CONECT (Confédération nationale des entreprises citoyennes de Tunisie) et QFF (Qatar Friendship Fund) pour appuyer, encadrer et initier les jeunes entrepreneurs aux arcanes de la création d’entreprise. Cette Tunisienne, originaire « d’Ukraine de la Russie », mariée à un Tunisien, ne veut pas s’attarder sur les difficultés qu’elle a connues. Ce qui l’in¬téresse, c’est d’abord la réalisation de son projet. D’autant plus qu’elle est, comme elle le dit si bien, « plein dedans ».
Etiquettes, bocaux en verre, cartons dé¬coratifs et boîte en carton : elle donne la dernière main aux produits qu’elle va lancer et elle sait pouvoir satisfaire une clientèle tunisienne et étrangère.
Elle dit notamment qu’elle connaît bien les goûts de la clientèle russe, biélorusse et ukrainienne qui peut trouver son « sel de la Méditerranée » sur place, en Tuni¬sie. Pour l’heure, et alors que son projet vient juste de voir le jour, elle pense à s’agrandir et à aller vers d’autres gammes de produits. Plantes et huiles aromatisées, voici ce qui la travaille maintenant.
Très active, bouillonnante d’idées et de projets, elle voudrait encore aller de l’avant. Car, rien ne peut arrêter notre femme courage