Patisserie Passionis – Fatma Mdaini

  vous présentent L’entrepreneur Thniti du mois : Patisserie Passionis – Fatma Mdaini   « Ceux qui réussissent sont seulement ceux qui ne se laissent pas gagner par le désespoir » L’occasion de réaliser son rêve vient lorsqu’elle prend connaissance du programme Thniti de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie). Elle s’y engage. […]

Patisserie Passionis – Fatma Mdaini

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vous présentent L’entrepreneur Thniti du mois : Patisserie Passionis – Fatma Mdaini

 

« Ceux qui réussissent sont seulement ceux qui ne se laissent pas gagner par le désespoir » L’occasion de réaliser son rêve vient lorsqu’elle prend connaissance du programme Thniti de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie). Elle s’y engage. Et la voici pour de bon et de vrai en train de réaliser le projet qui n’a cessé de l’habiter.

FATMA MDAINI, FONDATEUR DE Patisserie Passionis
Portrait

 

Un proverbe français dit bien “A cœur vaillant rien d’impossible”. Un proverbe qui pourrait aller comme un gant à Fatma Mdaini qui s’est battue crânement –et continue de le faire- pour avoir, comme on dit si bien, une place au soleil.La réussite d’une femme originaire de cette Tunisie profonde que l’on n’a cessé de décrire comme exclue des voies de la croissance. Avec une infrastructure difficile, des outils économiques quasi défaillants et une pauvreté encombrante.Son histoire est pourtant bien simple. Car, cette femme originaire de Kasserine s’est engagée comme bien d’autres de sa génération dans l’apprentissage d’un métier. Elle a choisi la pâtisserie. Parce qu’elle s’est prise toute jeune de tout ce qui est gâteau, soufflé, croissant, pain au chocolat et autres salés qu’elle prépare et vend aujourd’hui dans sa ville natale. Quoi de plus normal dans ces conditions que de faire de la formation professionnelle. Et de renforcer les rangs de ces centaines de Tunisiens qui souhaitent embrasser une carrière d’artisan ou d’industriel.

 

Elle s’applique et dévore les conseils de ses instructeurs
Elle fréquente un centre à la Cité Ezzouhour, situé dans un des quartiers de la ville de Kasserine à laquelle elle est attachée et qu’elle voudrait développer avec le peu de moyens dont elle dispose. Intéressée par ce qu’elle entreprend, elle s’applique, dévore les conseils de ses instructeurs, pose des questions,…Mais, elle observe surtout les faits et gestes de tous ceux qui, au cours du stage qu’elle a fait au sortir de ses études, lui apprennent les bonnes manières. Au four et au moulin, elle veut tout connaître : la matière première, les recettes, la vente, les clients.Car elle compte s’installer à son compte. Et sait déjà qu’une bonne pâtissière industrielle se doit d’accumuler le maximum de savoir. Et de savoir-faire. Il lui est donc demandé de garder constamment les yeux ouverts et l’esprit en éveil.Ce qu’elle apprend durant ses études, elle va le mettre en pratique en travaillant dans des pâtisseries de la ville. Malgré un salaire qui ne permet pas de joindre les deux bouts.Son travail lui plaît. Mais, elle comprend très vite que c’est loin d’être facile de faire son beurre le jour où elle devra voler de ses propres ailes. Cela ne la décourage pas pour autant.

 

Le courage de continuer à se battre
L’occasion de réaliser son rêve vient lorsqu’elle prend connaissance du programme Thniti de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie). Elle s’y engage. Et la voici pour de bon et de vrai en train de réaliser le rêve qui n’a cessé de l’habiter.Bref, elle ouvre sa boutique au début de l’été 2017. Son démarrage se fait au cours du mois du Ramadan qui est largement connu pour être un mois au cours duquel les Tunisie pensent beaucoup à leur palais.Mais pour en arriver là, Fatma Madani n’a pas eu que des facilités. Il fallait préparer son dossier, entreprendre des démarches administratives, aménager le local qui va lui servir pour son projet.Car, elle a dû tout superviser et quelquefois faire tout de ses propres mains : le carrelage, le faux plafond, l’électricité,…Et combien de fois n’a-t-elle pas pensé, devant les difficultés, le manque de moyens, les tracasseries administratives,…de tout abandonner.

 

Des projets, elle en a aujourd’hui plein la tête
Et chaque fois, elle a toujours trouvé le courage en elle pour dire qu’il fallait continuer à se battre. Ses parents et ses amis étaient du reste là pour lui prêter main-forte. Elle tirera de cette expérience une leçon : ne jamais abandonner. Car, ceux qui réussissent sont seulement ceux qui ne se laissent pas gagner par le désespoir.Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne se soucie pas du quotidien et du lendemain : la cherté de la matière première, notamment le sucre, trouver du personnel qualifié, car son adjoint pourrait la quitter pour voler lui aussi de ses propres ailes,…« De toute manière, j’ai foi en Dieu. Et je vois la vie du bon côté », assure Fatma Mdaini. Aussi, des projets, elle en a aujourd’hui plein la tête. Comme peut-être ajouter une corde à son arc : aménager un espace disponible dans le local qu’elle occupe pour en faire une cafétéria, voire un café.